Cannes 2013 : mon palmarès idéal



borgman Palme d’or : La grande bellezza de Paolo Sorrentino

Fresque brillante et foisonnante sur l’Italie et le monde d’aujourd’hui, où Paolo Sorrentino porte un regard acerbe sur la vacuité joyeuse d’existences en décomposition.

 

onlyloversGrand prix : Only Lovers Left Alive de Jim Jarmusch

Jim Jarmusch réinvente le film de vampires, qu’il mêle d’humour ravageur et de critique sociale aiguë. Une œuvre punk, rock, et follement romantique, aux audaces de mise en scène fulgurantes.

 

onlygodMise en scène : Nicolas Winding Refn pour Only God Forgives

Il aurait été facile de faire Drive 2. Mais Nicolas Winding Refn déconstruit encore un peu plus son récit pour accentuer une proposition formelle hallucinée et hallucinante. Perpétuellement entre envoûtement et vision onirique, il porte un regard désenchanté sur un monde où les pires exactions trouvent leur justification et où la violence absolue semble la seule réponse possible.

nebraskaScénario : Nebraska d’Alexander Payne

Une œuvre minimaliste qui parle de la famille, des espoirs déçus et de l’Amérique. Dans un noir et blanc somptueux, Alexander Payne construit un récit simple mais savoureux aux accents profondément humanistes et universels.

 

adeleInterprétation féminine : Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux dans La vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche

Parce que si le film d’Abdellatif Kechiche touche autant, c’est grâce à ses interprètes sensibles et justes qui vivent à l’écran la plus belle des histoires d’amour et de passion.

 

borgmanInterprétation masculine : Jan Bijvoet dans Borgman d’Alex Van Warmerdam

Qui et Borgman ? Le diable en personne, ou une victime qui se rebelle contre ses bourreaux ? Jan Bijvoet joue de cette ambiguïté pour rendre son personnage à la fois charismatique et inquiétant, désincarné et profondément humain.

heliPrix du jury ex-aequo :

Heli d’Amat Escalante
Un témoignage percutant sur notre époque et son rapport à la violence, filmé avec une sécheresse visuelle et un dépouillement de mise en scène qui confinent à la dissection documentaire.

 

kohlhaasMichael Kohlhaas d’Arnaud des Pallières
Une réflexion percutante et magnifiquement elliptique sur la notion de justice, servie par un Mads Mikkelsen habité et troublant.

 

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